samedi 30 janvier 2016

MacâÂâbrerie #9 : Petit journal, supplément illustré 07/01/1907 & 07/01/1906

Bonjour,

Dans le cadre des notes faciles à faire puisqu'elles ont déjà été faite ailleurs et en partenariat avec l'édition 2015 du Festival du domaine public je vous présente deux nouvelles MacâÂâbreries qui sentent bon le pin des landes.

  • La une du Supplément illustré du Petit journal  du 7 janvier 1909 se veut très certainement un hommage à François Villon :
On a là, tous les éléments pour un chouette tatouage !




  • Pour la dernière page illustré du n° du 7 novembre 1906, s'il fallait trouver une inspiration, je chercherais du côté des amitiés littéraires, comme celle de Montaigne et La Boétie, par exemple :
Il doit très certainement s'agir d'un différent philosophique


Je vous remercie de votre attention.

samedi 2 janvier 2016

Bon an (le retour)

Bonjour à tous, et je vous souhaite une belle et merveilleuse reprise du travail avec 5 kilos en plus et des cernes là et là.
En d'autres termes, je voulais vous souhaiter le meilleur pour vous et votre famille pour cette nouvelle année 2016, mais comme je suis pudique, je n'ai pas pu m'empêcher de tourner cela à la plaisanterie. Ahlala on ne se refait pas.
Je ne souhaite pas une bonne année à tout le monde non plus, hein, non mais oh. Disons, que je ne suis pas sûr que ce qui serait bon pour certaines personnes le serait pour moi, aussi resté-je prudent.
Mais à vous, non à vous je peux (petit quart d'heure complicité et démagogie) : Bonne et heureuse année 2016.

Comme l'année dernière, et l'année d'avant je commence cette nouvelle année  avec quelques images d'ans passés passés.

  • 1934 lève la jambe au Muséum nationale d'histoire naturelle dans le n° du 27 décembre 1933 de Marianne :
    La sale bête immonde retourne au panier ?
 
 
  • Des bizouuuuus le 2 janvier 1898 dans l'Espoir :
Il nous la souhaite... Oui mais quoi ? Je sais pas, mais déjà c'est pas mal, non ?
 

  • Le 3 janvier 1897 dans le Bon citoyen de Tarare et du Rhône, ça sent plutôt la chaussette et la soupe aux choux :
C'est toujours les bleus qui sont de corvée de chiottes
 
 
  • On en apprend beaucoup sur la reproduction des ans dans le Nouvelliste des Vosges, le 24 décembre 1893 :
And happy creepy new year 
 

  • 6 janvier 1895 dans le Nouvelliste des Vosges :
Vous vous rappelez le bébé de l'image d'au dessus ? Bah c'est elle qui va pas tarder à choir.
 
Merci de votre attention et à bientôt. JE TIENS À SIGNALER QU'IL NE S'AGIT PAS D'UNE BONNE RÉSOLUTION, HEIN ! Et je majuscule si j'veux, c'est mon blog.

samedi 26 décembre 2015

Calendrier pompier 2015 : décembre

Bonjour,

Voici venu le temps de quitter notre, votre, mon, ton, et le sien à lui aussi calendrier pompier 2015.
Choisir 2015 pour un calendrier pompier aura été un coup de génie de ma part, avec ce petit retour du drapeau des flonflons et trompettes que l'on a eu cette année. Mais pour tout vous dire j'aurais préféré que ça ne colle pas autant à l'actualité.
Bon HÉ hauts les cœurs, il faut le finir en beauté ce calendrier. Aussi ai-je choisi une thématique hautement pompière et riche en iconographie qui bombe le torse : Le colonialisme.
Voici donc quelques images issues du Supplément illustré du Petit journal à peu près toutes à la même époque (entre 1895 et 1911).
J'aime mieux vous dire qu'il va encore y avoir de la Marianne de 3 mètres de haut.
 
  • Le départ de l'expédition de Madagascar de 1895 est en une du n° du 28 avril 1895 :

Les débuts de l'utilisation abusive du  point d'exclamation

 
Bon la foule leur dit au revoir, des mamies, des papas, des enfants et d'autres soldats et puis en filigrane, au dessus de la mêlée y'a une Marianne en Athéna qui fait une crise de somnambulisme, de retour de drogue, ou bien de danse de club de vacances.
 
  • Tu me crois pas :
♪Darladirladada♫
À part Marianne qui est manifestement restée bloquée dans un ashram dans les seventies, cette image n'est pas foncièrement pompière, si je vous l'ai mise c'est un peu un avant goût de la prochaine qui, elle, n'est pas piquée des hannetons.

L'expédition de Madagascar de 1895 en résumé, c'est :
La France s'est fait reconnaître un protectorat sur Madagascar.
Troubles + occidentaux assassinés.
NON MAIS DIS OH !
La France envoie un corps expéditionnaire pour mater les rébellions. 

Bilan : Prise de Tananarive le 30 septembre 1895 et protectorat mis en place le 1er octobre.
Ça donne l'occasion de se pavaner comme nous le montre l'image suivante
 
  • L'expédition de Madagascar est victorieuse, ici une illustration du n° du 27 octobre 1895 :
Le point d'exclamation multiple frappe encore, et du coup j'ai envie de dire : !!!!!

Alors là, vas y que je te pouète-pouète-ah-mais-c-est-qui-qui-sont-les-plus-forts !
Et puis Marianne ce n'est plus Athéna, c'est carrément une Walkyrie, casquée, mais cheveux aux vents, tenant fièrement le drapeau tricolore flottant va bientôt étendre sa protection dans le ciel malgache.
 
Bon maintenant on va détailler un peu le bilan : (Merci wiqui ? Merci Wiki !)
"Alors que le corps n’a perdu que 25 hommes au combat, 5 756 meurent de maladie. L'expédition, qui est la plus meurtrière de toutes, perd près de 40 % de ses effectifs."
C'est... Beaucoup 40 %, non ? Mais bon youpi-pouète-pouète quand même.

Quant aux Malgaches, eh bien ma foi, ils n'ont pas trop aimé et se sont à nouveau rebellés quand la France a décidé que ben non en fait le protectorat ça ne nous allait pas et que zou j'annexe (dès décembre 1895).
Ça recanarde, donc en septembre 1896 et on envoie le joyeux pacificateur Gallieni : exécutions, travaux forcés des indigènes,  application d'une "politique dite politique des races, qui consistait dans la reconnaissance de l'identité de chaque groupe ethnique et la fin de leur subordination à un autre groupe ethnique", etc.
 
Non mais youpi-pouète-pouète, hein !

  • Certains chefs indigènes viennent rappeler "leur fidélité et leur dévouement à la France", suite à quelques troubles sur les frontières, en une du n° du 15 décembre 1907 :
Ohé maaadaaaaame on est làààà HOUHOUUU !
 
Le serment d'allégeance c'est un grand classique de la peinture pompière, ça.
Les gars font le job, lèvent le bras pour jurer, ils vont déposer leurs armes aux pieds de la France et tout.
Le soucis, c'est encore une fois Marianne/La France qui regarde au loin et fait bien tout ce qu'elle peut pour ne pas voir les gars autours qui doivent faire pas mal de boucan en plus : "non mais je suis pas là hein, oubliez moi lalalalala fuifuifui". Elle a dû manger un truc pas frais Marianne.
C'est bête parce que du coup elle pourrait paraître hautaine et pleine de morgue vis à vis des populations indigènes. Ce serait quand même un affreux contresens de penser cela, non ?
 

  • La une du 6 mars 1910 rend hommage aux héros de l'expansion coloniale :
    Une bien piteuse Piétà
    
 
Elle est quand même super hautaine Marianne, non ?
Ah ça au moins la sainte Vierge quand il s'agit de prendre quelqu'un dans ses bras elle y va, avec la larme et tout. Mais là, non, je touche à peine du bout des doigts, l'air de m'emmerder à cent sous de l'heure.
Moi ce que je vois c'est que Marianne elle aime peut-être pas bien bien les héros de l'expansion coloniale, ou l'idée même de colonies, allez savoir.

 
  • La une du 15 octobre 1911 salue le débarquement des Italiens à Tripoli, lors de la guerre Italo-turque de 1911-1912.
En France, quoi qu'on en dise on n'est pas chauvin et on sait reconnaître une vraie bonne grosse œuvre de civilisation même si ça vient des voisins.

Elle est quand même peut-être bien un peu belliqueuse cette madame civilisation ?
 
 
  • La une du 19 novembre 1911 se félicite de l'arrangement avec l'Allemagne qui laisse les coudées franches à la France pour s'installer au Maroc :
Mais bon faut dire ce qui est c'est quand même la nôtre de civilisation qu'est la mieux

Alors que nous quand même c'est plus pacifique et puis regardez moi donc toutes ces richesses qu'on leur apporte : l'écriture, la lecture, l'agriculture, tout ces trucs qu'ils ne connaissaient absolument pas.
Parce que vous ne le croyez peut-être pas, mais c'est juste pour filer un coup de main qu'on est là, hein.




C'est donc ainsi que se termine le calendrier pompier 2015, sur une note finie le 26 décembre à 1h26 du matin parce qu'après y'aura plus de connexion avant 2016.

Je vous remercie de votre attention et vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année.

samedi 7 novembre 2015

Calendrier pompier : Août, septembre, octobre et novembre

Bonjour,
Août je l'ai laissé filer, c'est un peu normal, les vacances, tout ça, tout ça...
Septembre je l'ai laissé passé, avec la rentrée, et tout ce qui va avec...
Octobre, là je l'ai complètement laissé tomber mais c'est à cause du changement d'heure aussi...
Bon, je ne vais pas me cacher derrière mon petit doigt, il faut bien avouer que j'ai été salement feignassou ces quelques derniers mois. Mais pour novembre je vais me reprendre et vous faire la méga note de rattrapage du calendrier pompier :


LA MÉGA NOTE DE RATTRAPAGE DU CALENDRIER POMPIER !

Août :
Le mois d'août, c'est la chaleur, le soleil, le sable chaud que sent bon le légionnaire.
  • Le Petit Parisien, supplément littéraire illustré, 29 décembre 1907.
— Ahahah t'as vu mon gros canon l'ami, hein, ahahah
— Ah oui, dites donc, mais excusez moi Monsieur, je dois aller travailler, là.
— Ahahah t'en aimerais bien un de canon comme ça
— Eh bien, non et vraiment je dois y aller, là.
— Ahaha je le savais, l'ami
— ...
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France


Le mois d'août du calendrier pompier de la patate, droit dans ses bottes, nonchalamment accoudé à son canon de 75, tendant une main molle et sûr de son bon droit, est quand même un sacrément gros con. À mon avis.



Septembre :
Le mois de septembre c'est la rentrée, alors il faut être en forme et savoir se défendre contre les attaques des petits camarades, c'est donc un travail pour Super-Vergin... Super-Gercin... Super-chef-des-Gaulois.
  • Le Petit journal illustré, 27 janvier 1924
16 profs d'histoire ont fait un infarctus en voyant cette image, 27 une dépression et 1 a tenté de pénétrer dans les locaux du Petit journal pour, je cite, "trépaner l'abruti qui a pu pondre une image pareille"
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France


Bon là, le pompier est tellement évident et ridicule qu'il en devient génial :

– L'énorme pièce de 1 franc servant de bouclier
Vecingérot... Breeeef le gaulois là, avec sa francisque et son zlip fourré
Les méchantes attaques boulet de canon-monnaies estrangères venant de bateaux arborant les drapeaux du Royaume-Uni et des États-Unis.
Et puis, dans la légende, le rappel du glorieux combats des poilus dans les tranchées.
Non là vraiment, tout ça nous donne une incohérence symbolico-historique encore plus géniale.

[Publicité éhonteusement sans gêne de la part d'un goujat qui n'a pas peur de redonder]
J'en profite pour vous indiquer un billet que j'ai écrit en septembre dans le Huftington post, à l'occasion des journées du patrimoine 2015 et à la demande express des gazéfilles de Gallica.
Je vous dis ça parce que j'ai, entre autres, utilisé cette image de Verixgéro... Du Gaulois en zlip fourré, pour illustrer ce billet sur les Super-Héros des Journaux illustrés de la fin du 19e et du début du 20e s.
L'article en question : Lààààààààààààààààààà
[Fin de la publicité]

Octobre :
Octobre c'est le mois des fêtes catholiques pas trop rigolotes, et puis il pleut, et les jours raccourcissent. Nul, octobre. Nul.
  • Le Mois littéraire et pittoresque, octobre 1900
Je n'ai qu'un mot : PISTO-LASEEEEEERS !
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Un Jésus qui vole grâce à des ailes implantées sur la croix se bat à coups de lasers avec Saint-François d'Assise. Voilà qui a de quoi égayer mon mois d'octobre.


Novembre :
Novembre ressemble beaucoup à octobre à ceci près que c'est mon anniversaire, le 20, pour ceux qui voudraient me le fêter. Aussi vous proposé-je de vous cotiser afin de m'offrir ce merveilleux bijoux pompier grâce auquel je pourrais désormais sceller mes courriers à la cire.
  • Les Modes de la femme de France, 5 novembre 1916
Vautour et Cie présente sa nouvelle collection pour temps de guerre.
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Disponibles également
Le joli pendentif obus à mitrailles de 95.
Les élégants camés/cramés au lance-flamme.
L'eau de toilette Ypérite, pour ne jamais oublier.

Merci de votre attention et j'espère être désormais un peu plus régulier... Annuel, c'est assez régulier pour vous ?

jeudi 30 juillet 2015

Calendrie Pompier 2015 : Juillet

Bonjour,

Juillet est un mois assez riche en évènements permettant l'exhortation de la Nation : Le 14 juillet, le Tour de France, les départs en vacances, etc. 
Oui, bon, c'est pas du tout un truc nationaliste les départs en vacances, mais je ne trouvais pas de troisième élément, pour me permettre de mettre un "etc.", alors voilà, j'ai mis ça. Ne me jugez pas, je ne peux décemment pas mettre deux trucs et un "etc.", ça ne fait pas sérieux, alors que trois, oui.

Il est donc grand temps de rendre hommage au mois de juillet sur le calendrier pompier de la Patate, LE mois du pompier nationalisto-con.

Les images d'aujourd'hui vont tourner autours du thème de la représentation de la France, de la République, de la Nation, par l'image photographique.
Comment qu'est-ce qu'on fait ça donc ? Me demanderez-vous.
Eh bien c'est très simple vous prenez une femme, vous lui mettez un drapeau dans les mains, vous photographiez et zou vous avez Marianne-La-France-La-République-Et-La-Nation-Personnifiée, vous répondrais-je.


  • Photographie de Mlle Marthe Chenal, extraite du n° 169, 1917 de la revue Les Modes :
♪mm mm mm mmm mmm mmm mmm mmmmmm mm mm♫

Je contextualise un peu : 1917

Que voit-on sur cette image ? 
Mlle Marthe Chenal (lien en anglais) (1881-1947), une grande cantatrice française du début du 20e siècle, chante la Marseillaise : ici une version de 1915 dans Gallica par Marthe Chenal, justement, si vous voulez vous rendre compte.
Je sais qu'on ne peut pas faire chanter une photo, mais l'habitude veut que montrer quelqu'un qui chante sur une photo ça signifie le montrer la bouche grande ouverte.
Alors ici, Marthe, elle ne chante pas vraiment, ou alors elle est ventriloque ou alors la photo est prise au moment où elle ferme la bouche, ah oui ou alors c'est l'intro à la trompette de la chanson, ça doit être ça.

Marthe Chenal est droite comme une hampe de drapeau et ça tombe bien parce qu'elle est drapée du drapeau français justement. Enfin je suppute et j'extrapole, vu que la photo est en noir et blanc, mais je ne crois pas me tromper, parce que c'est pas écrit "chantant la Brabançonne" en dessous à ce que je sache.

Marthe Chenal représente, donc, la France en guerre. Ça je le vois grâce à l'épée qu'elle tient dans sa main droite qu'elle a de libre vu qu'elle n'a pas de hampe à porter (ce qu'elle fait habituellement (la France pas Marthe Chenal)), parce que c'est elle la hampe drapée du drapeau, suivez un peu quoi.


Elle est vachement digne Marthe, plus digne qu'elle y'a pas, z'avez vu son regard, fixée sur le ballon d'Alsace... Oh bah dites, j'allais oublier l'essentiel : la coiffe alsacienne a remplacé le bonnet phrygien. On voit bien ce que ça veut dire : "eh oh lesSchleus, elle est à nous l'Alsacélalorraine, t'as vu y'a la cocarde dessus"

Tout ça nous donne un bon petit effet ponpon-pompeux-pompier, mais sans trop non plus, ça manque un peu de fougue, d'allant, de viens-y-donc-pour-voir-que-je-m-en-vais-te-la-casser-ta-djeule.


  • Tout ça on le trouve dans cette image extraite du n° de janvier 1916 de la revue Les Amis de Paris :
Vienzy dont l'chercher mon drapeau, tu vas voir !!

Je contextualise à nouveau : 1916... un an avant 1917, donc.

À ben là on retrouve la France comme on l'aime. Car oui c'est la France, incarnée par Mlle Madeleine Roch. comédienne et sociétaire de la Comédie française, voui Madame.

Madeleine Roch joue RÉELLEMENT la France, récitant un poème de M. Jacques Redelsperger, poète, illustrateur et peintre dont je ne sais pas beaucoup plus.
Les Amis de Paris ont organisé plusieurs matinées patrioticon-caritatives au Trocadéro en 1915 et 1916. Et donc le 16 janvier 1916, lors de la matinée intitulée "Pour la Marne", plusieurs comédiennes incarnant tour à tour, la France, La Serbie, la Belgique, etc. récitent le poème à plusieurs voix de Redelsperger : "Hommage des alliés à la France"


  • Le compte rendu de cette matinée et notamment de cet "Hommage des alliés à la France, par M. Eugène Gossin dans le même n° de la revue Les Amis de Paris :
Et personne pour filmer, ça, bien entendu... Pfff

Ça avait l'air sympa hein. Tous ces hymnes, ces drapeaux et puis le coup du cocorico, et le "rare spectacle d'art et de foi patriotique" là, fiouuu. Si vous voulez le texte, il est sympa aussi, c'est quelques pages plus loin. Et si un jour vous décidez de monter ce poème sur une scène, NE M'OUBLIEZ PAS, je veux voir ça. 

Revenons à la France, Madeleine Roch. Ah bah là, du coup, on est dans le classique, pas de bonnet phrygien, mais une petite couronne de laurier, la robe toute simple et blanche et surtout le drapeau sur sa hampe et on n'est pas drapée dedans.
Elle ne chante pas, la France, mais pour le coup on voit bien qu'elle déclâÂâme. Et puis elle les fait bien les yeux exorbités, vous ne trouvez pas ? Ah ça elle veut pas qu'on y touche à son drapeau avec vos sales pattes teutonnes, là.



Pour finir, en guise de conclusion, je vous rappellerai que la France n'est pas la seule à avoir sa fête nationalisto-con qui tombe en juillet.


  • Miss Marjoris Rambeau incarnant l'Amérique dans le n° 175, 1918 de la revue Les Modes :
Ô ironie, Miss Rambeau incarnant l'Amérique !!
Le document dans Gallica

C'est un peu n'importe quoi dans les symboles, là ! C'est quoi ce bonnet phrygien ? Et puis l'Amérique c'est l'Oncle Sam, boudiou. Comment vous voulez qu'on s'y retrouve ?


Bon, sur cette saine colère, je vous remercie de votre attention et j'espère vous revoir en septembre pour la note d'Août... Oui oh ça va hein.

samedi 27 juin 2015

Calendrier Pompier 2015 : Juin

Bonjour,

Voici le beau mois de juin dans le calendrier pompier de la Patate.
Les vacances approchant, je voulais, par ce petit billet, rappeler à nos amis péco... provinciaux de faire bon accueil aux Parisiens qui iront tantôt dans leurs contrées reculées apporter leur fraîche naïveté concernant les choses de la campagne qui ne manquera pas de les égayer, eux qui ont si peu de possibilités de se distraire autrement qu'en accueillant des équipes de tournages de télé réalité pour parler de leurs passions concernant l'amélioration de leurs véhicules ou pour des chanteurs dont ils arborent fièrement l'image au milieu de loups et/ou de motocyclettes américaines sur des polos noirs. 
Accueillez les bien, et rappelez vous combien ils ont été bons avec vous depuis tant d'années.

Regardez donc, ce qui suit, avant de me demander de faire le cochon.

  • La une du Supplément illustré du Petit journal du 22 décembre 1907 :
Tenez mes braves et surtout ne le buvez pas.
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
  • L'explication page suivante de cette "délicieuse allégorie" :
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France


Automne 1907, l'Hérault et le Gard sont sinistrés par de très violents orages : maisons, usines, récoltes détruites, ponts et routes arrachés et l'on compte de très nombreuses victimes.

Quelques temps avant  Noël 1907, Paris, la bonne ville, récolte quelques sous lors d'une fête afin de les envoyer aux victimes de cette catastrophe. C'est bien, franchement, si si, c'est bien.
...
Mais du coup cette allégorie de Paris représentée comme une bonne bourgeoise du 18e siècle dans une chaise à porteurs distribuant quelques piécettes à des loqueteux en haillons a tout pour énerver un plou... un provincial. C'est qu'ils sont susceptibles ces cons, prompts à dénoncer le parisianisme et la morgue des Parisiens.
On se dit du coup que cette image aurait pu être une caricature de cette condescendance parisienne vis à vis des bous... des provinciaux. Comme ça, en gardant la même image, en changeant juste un peu le texte. Mais non. La caricature féroce est ici sérieuse allégorie représentant la grâce, l'élégance et l'art tous parisiens d'aider son prochain, même si celui-ci est un peu différent comme on dit pudiquement chez les péque... provinciaux.

Ah ça, quand le con est con, et qu'il fait plein d'effort pour être con, il est bien bien con,comme le dit Blouzouga Memphis.

Je vous remercie de votre attention.

jeudi 18 juin 2015

MacâÂâbrerie #8 : La Semaine illustrée, 26/06/1898 ; Le Petit journal, supplément illustré, 10/05/1908 ; Le Petit journal illustré, 02/11/1930

Bonjour,

En partenariat avec Romaine Lubrique, j'aimerais vous présenter un petit extrait de la conférence que j'ai donnée, en janvier, dans le cadre du Festival du domaine public.




Exégèse d'une chanson, par B. Memphis 
(chercheur en bêtise sur Gallica)
[Extrait]


 
  • Ouoho-ho-ho #1 dans la Semaine illustrée du 26 juin 1898 :
Que nous dit Claude François dans cette chanson ?
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France



  • Ouoho-ho-ho #2 dans le Supplément illustré du Petit journal du 10 mai 1908 :
Des paroles iconoclastes et farfelues ? Que non point, Claude François connait ses classiques.
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France



  • Ouoho-ho-ho #3 dans le Petit journal illustré du 2 novembre 1930 :
Bien sûr Claude François parle de sa famille. De LA famille en général et des petites tensions que l'on peut avoir au sein de celle-ci...
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France


Je vous remercie de votre attention.