lundi 26 janvier 2015

MacaÂabrerie #4 : Le Petit journal illustré, 05/05/1925 & 04/05/1930, Le Petit parisien, supplément littéraire illustré 06/04/1902 & 05/04/1903

Bonjour,

Vous savez quoi, eh bien avec le festival du domaine public, et l'exposition de mes œuvres (hum !) j'ai gagné au moins une bonne dizaine de notes de blogs pour pas bien cher.
Malin le Blouzouga.
Notez, et c'est moins malin, que j'ai gagné également une bonne trentaine d'ennemis mortels parmi les parents venus amener leurs enfants aux ateliers du festival et forcés de faire passer leurs bambins devant mes si jolies maÂcabreries.

Alors c'est parti pour une note macaÂabre autour d'un même thème, que j'intitulerai L'art subtil de la litote.


  • Dans le Petit journal illustré du 5 mai 1925 :
L'art subtil de la litote #1 :
"Peu ordinaire" pour "Tiens donc, un canon, hum hum ?... C'EST POUR LE MOINS PAS ORDINAIRE EN EFFET !"
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 




  • Dans le Petit journal illustré du 4 mai 1930
L'art subtil de la litote #2 :
"Original" pour "Tiens tiens cette femme a de l'idée quand même... OUATE ZEU FEUKINNE FEUK" 
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France




  • Dans le Supplément littéraire illustré du Petit parisien du 6 avril 1902 :
L'art subtil de la litote #3 :
"Étrange" pour "Oh bah où c'est qu'on en trouve des p'tits canons comme ça ?... AAAAAH MAIS ÇAAA VAAA PAAAAS LAAA TÊÊÊÊTEUUUH" 
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 



  • Dans le Supplément littéraire illustré du Petit parisien du 5 avril 1903 :
L'art subtil de la litote #4 :
"Étrange" pour "Oh bah oui tiens bah alors, le gars il se bêche la gueule avec son petit système à lui, c'est pas banal, ça"... NON MAIS RIEN NE VOUS SURPREND PLUS OU QUOIIIIIAAARGH "...
...
...
Le cours sur les litotes est arrêté suite au décès brusque de l'intervenant
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France  



Je vous remercie de votre attention et je vous signale que le festival du domaine public n'est pas encore fini, c'est jusqu'au 31 janvier et il y a encore plein de trucs intéressants à voir et à faire, par exemple : musique, table ronde, numérisation de moutons, Fantomâââââs et autres remises des Copyfraud Awards.
D'autre part, si le festival vous a plu et que vous voulez le soutenir pour qu'il y en ai un également l'année prochaine (Et notamment pour financer une certaine exposition d'un certain inconscient qui fourni près de 50 images à imprimer en format A3 non mais ça va pas la tête) Donc, vous pouvez les soutenir via Ulule. Merci.
Je signal, par ailleurs que demain, mardi 27 janvier, j'affiche encore mais cette fois-ci des charlataneries lors de la table ronde sur Le domaine public et le vivant. Viendez.

mardi 6 janvier 2015

Bon an !

Bonjour,
Il est de bon ton en cette période de souhaiter plein de bonnes choses aux gens que l'on aime mais aussi à la boulangère que l'on déteste, parce qu'on est bien poli. 
Eh bien mon petit Blouzouga qu'attends-tu ? 
Je vous présente donc mes vœux les meilleurs pour cette nouvelle année 2015, que vos projets aboutissent, sauf s'il s'agit de dominer le monde, de m'assassiner ou de monter une étagère sur le mur donnant sur la chambre où mes filles font la sieste.

Et comme neuf images un peu concons avec des commentaires idiots valent mieux qu'un long discours, je vous offre ce petit florilège de Vœux trouvés dans Gallica. 
Vos étrennes, donc.


  • À tout seigneur tout honneur, Monsieur Nouvel an, c'est lui, dans le n° du 1er janvier 1882 du Supplément illustré de l'Écho du Parthenay :
Môssieur Pézété vous souhaite une bonne année 1882, avec des p'tits chats dans des paniers
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 



  • Le passage à une nouvelle année est également l'occasion de multiples allégories comme ici les jeunes en voiture à moteur remplaçant les vieux en voiture à cheval dans le n° du 1er janvier 1899 du Progrès illustré (celui de Château-Gontier) :
Les langoliers au fond, là bas, à droite, vous souhaitent une bonne année 1899 (crountche)
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 



  • À peu près la même histoire, mais cette fois-ci c'est la bagnole qui tombe remplacée par un aéroplane, dans le n° du 24 décembre 1908 du Courrier français :
Nous souhaitons une bonne année 1909 à tous les GRANDS MALADES qui montent dans des tout petits bidules en papier avec deux ou trois fils pour que ça tienne vaguement et qui en plus espèrent que tout le bouboute va voler.
Partis comme ça ils ne passeront pas le printemps, mais bon, ça ne mange pas de pain.

Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 



  • Quand c'est pas des bagnoles ou des avions, l'allégorie la plus utilisée reste quand même la jeune femme qui remplace la vieille, comme ici dans le n° du 14 janvier 1892 de la revue La Joie de la maison :
Les traitements de maladies respiratoires, vous souhaitent une bonne année 1892
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 



  • La première véritable année que l'on représente bonne à défaut de la souhaiter apparaît dans le n° du 31 décembre 1899 du Supplément illustré du Petit méridional :
La France, cette grande bourgeoise, souhaite que ça soit mieux rangé en 1900 hophop
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 



  • Vœux et résolutions apparemment studieux dans le n° du 3 janvier 1897 du Supplément illustré du Bon citoyen de Tarare et du Rhône :
Les enfants, vos professeurs vous souhaitent une bonne année 1897 pleine de... Pfffff c'est jamais seulement sympa les vœux des profs ! 
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 



  • L'on peut espérer, mais il ne faut pas non plus trop rêver et reprendre le cours de la vie un temps oublié, le temps des fêtes, comme nous le montre le n° du 9 janvier 1898 de l'Hebdomadaire illustré :
Pour 1898, recevez les bons vœux de la réalité directement sur le coin de la djeule 
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 



  • N'oublions pas les gros relous, les connards et les cuistres dans nos vœux, eux ne nous oublient pas, comme le montre finement le n° du 3 janvier 1903 de l'Éclat de rire :
Et une bonne année 1903 de la part de l'amicale des gros cons des fins banquets de mariages, de ceux qui font des clins d'yeux après chaque blague homophobe, misogyne et raciste et que roooh faut rigoler quoi, et d'Éric Zemmour réunis.
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 



  • Pour finir, voici de l'espoir et de la mignonitude avec une petite fille souriante dans le n° de janvier 1912 de la Revue Lexovienne illustrée :
Meilleurs vœux pour 1912 de la part de votre poissonnier
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 

Alors bon an les amis. 

Et pour commencer en beauté, vous pouvez déjà venir aux différentes manifestations organisées pour le 1er Festival du Domaine Public du 16 au 31 janvier.
Il s'agit d'un projet initié et en grande partie organisé par l'équipe de Romaine Lubrique, pour fêter le domaine public culturel. J'y participe moi même et j'exposerai... Ça claque hein ? "J'exposerai"... Bon en fait, on m'a demandé de choisir des unes de journaux illustrés dans Gallica, parmi les plus MacaÂabres afin d'y ajouter un petit commentaire à ma sauce... Ni plus ni moins que ce que je fais ici en fait. Et ce sera exposé lors de la Grande fête du Remix le samedi 24 janvier à NUMA.
Venez nombreux, je serai en zlip sous mon pantalon.

mardi 23 décembre 2014

Esprit de Noël à la bourre : Petit parisien, supplément littéraire illustré, 21 & 28/12/1890, 03/03/1895, Le Franc-parleur, supplément illustré, 07/01/1899, Saint-Nicolas, 1907, Petit journal, supplément illustré, 09/01/1916

Bonjour,

Je ne vous cache pas que je suis un peu à la bourre pour ma note de la Nouyelle de cette année, aussi ai-je convoqué le ban et l'arrière ban de mes trouvailles en farfouinant, dans mon vieux tableau Excel, ce qui pourrait avoir vaguement un petit rapport de rien du tout avec Noël.
Eh bien croyez moi, croyez moi pas, j'ai trouvé des trucs. Mon problème, c'est que ça manque un peu de cohérence... ... ... ... Oui hein, en même temps on s'en fout.

Je vais donc faire une note "esprit de Noël à la bourre". Ça tombe bien c'est le titre de la note.

Noël ce sont donc, pour commencer, de belles images à mettre sur les boîtes de chocolats ou le calendrier des pézétés. Vous savez, les maisonnettes sous la neige à l'orée des bois avec la fumée qui sort de la cheminée.


  • Ou bien les glaneurs de bois, comme ici dans le numéro du 3 mars 1895 du Supplément littéraire illustré du Petit Parisien :
De l'ordre, des pauvres remis à leur place, l'image de Noël préférée du petit Manuel Vals
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 
Le document dans gallica


Noël dans l'imaginaire collectif, c'est aussi du patin à glace sur les lacs et rivières gelés.


  • Patinages et autres jeux d'hiver dans le numéro du 28 décembre 1890 du Supplément littéraire illustré du Petit Parisien :
Des couples qui dansent, des rires et des chants, des enfants qui se noient dans la glace et la traditionnelle catastrophe dans les Alpes.
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 


Bien évidemment, Noël et ses illuminations... de Noël.
  • Illuminations de Noël, dans le numéro du 21 décembre 1890 du Supplément littéraire illustré du Petit Parisien :
5... 4... 3... 2... 1.... Gzzzzzzt ! 
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 


À Noël, dans le village de mon enfance, on aime également à sonoriser les rues désertes d'une Tinorossade dégoulinante, mais néanmoins à propos
  • La tradition était plus ancienne que je ne le croyais, comme nous le montre cette image [Référence à venir, car Gallica est en panne au moment où j'écris ces lignes... On voudrait me museler qu'on ne s'y prendrait pas autrement] :
Le pitit Jésus a lui même envie de tous les étrangler de ses meugnonnes pitites mains
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 


Et pour finir, j'ai aussi un petit florilège de pères Noël et Saint-Nicolas, il ne reste qu'à trouver le votre, faites vous plaisir :


  • Un père Noël qui s'entretient, dans le numéro du 07 janvier 1899 du Supplément illustré du Franc-parleur :
Le père Noël parachevant sa légendaire couperose
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 



  • Un Saint-Nicolas sur la couverture des n° de la revue Saint-Nicolas, journal illustré pour garçons et filles, en 1907 :
Saint-Nicolas, ça se voit bien que les enfants, au bout d'un moment, ça le gonfle un chouille
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 




  • Le père Noël dans le n° du 9 janvier 1916 du Supplément illustré du Petit journal :
Le père Noël dans un reboot de Marvel, combat aux côtés des alliés, mais sous un nom plus percutant
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 





  • Un dernier Père Noël [Je n'ai pas non plus les références exactes mais c'est pas de ma faute, c'est Gallica qui a planté]
L'habile déguisement grâce auquel l'énucléateur de Bazouge-la-Pérouse a pu passer inaperçu toutes ces années 
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France  

Eh bien les amis, je vous remercie de votre attention et vous souhaite de bien belles fêtes de fin d'année, un joyeux Noël et que les jingle bêlent.

jeudi 20 novembre 2014

La Médème faut pas trop la vénère quand même : L'Étude académique, 15/12/1909

Bonjour,

Et avant toutes choses, ceci :


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NON, RIEN EN FAIT
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Ah si, ça me revient :
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MAIS EN MÊME TEMPS EST-CE QUE ÇA VAUT BIEN LA PEINE ?
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Non c'est vrai, n'empêche que d'habitude il y a un avertissement ici :
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OUI, MAIS PAS CETTE FOIS CI. ET PUIS LÀ C'EST UN PEU LONG LE COUP DU DIALOGUE. 
ALORS NON, RIEN EN FAIT
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La Médème d'aujourd'hui veut bien poser à poil, mais à un moment donné ça va bien aller hein.

Il faut contextualiser un peu cette image.
Bon déjà il faut se mettre à poil. 
Et puis les temps de pauses des appareils en 1909... Ben c'est long. C'est pas de la peinture à l'huile, certes, mais c'est long quand même et puis on est à poil, déjà ça n'aide pas trop trop à trouver que c'est pas long ces temps de pauses par rapport à de la peinture à l'huile.
Et puis ce type qui demande de s'assoir en travers d'un fauteuil qui n'est déjà pas confortable en s'asseyant normalement dessus, alors bon à l'envers, l'air languide, mais souriante, mais pas trop et ce serait bien d'arquer la tête vers la gauche en haut, c'est des coups à s'attraper une scoliose des familles je vous dis que ça.
Et puis il en prend plein des photos qu'il faut se rouler par terre, faire la moue, rire bêtement, faire le poirier, etc... 
Et puis à un moment donné il y a la photo avec la petite ombrelle de Geisha japonaise, là.
Ben vous voyez, c'est celle là qu'est de trop pour la Médème d'aujourd'hui.

  • Image extraite du n° du 15 décembre 1909 de la revue L'Étude académique :
MAIS TU VAS TE LE PRENDRE SUR LE COIN DE LA DJEULE TON PÉBROC À LA CON, LÀ !
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 

Revoyons la scène en gif animé pour mieux comprendre :




Je vous remercie de votre attention et j'espère vous revoir très bientôt.

lundi 10 novembre 2014

Le Kaiser nous souhaite une bien belle 100e note sur la Patate.

Bonjour,

J'avais pourtant dit que je fêterai pas la 100e note.
Je l'avais dit où je ne l'avais pas dit ?
Je l'avais dit.
Eh bien je me dédis et je vais quand même me faire un petit cadeau pour cette 100e note.
Je vais vous montrer du Kaiser.
... ...
Comment ça "lequel ?" ? Mais Wilhelm Zwei, qui d'autre ?
Ah ben merde "Lequel ?" qu'y m'disent... Bon écoutez, je crois que vous ne méritez pas cette note sur le Kaiser. Je la fais quand même, pour marquer le coup, mais vous ne la méritez pas.
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ATTATION ATTATION, JE TIENS À VOUS PRÉVENIR...
QUOI ? AAAH NOOON, Z'INQUIÉTEZ PAS, Y'AURA PAS DE KAISER À POIL, NI EN ZLIP
NON NON NON.
JE VOULAIS JUSTE PRÉVENIR QUE J'ALLAIS SANS DOUTE BEAUCOUP UTILISER LE GAG DE L'ACCENT ALLEMAND.
CAR, FIGUREZ-VOUS, JE NE SUIS PAS CONTRE LES RIRES FACILES.
SACHEZ TOUTEFOIS QUE J'AI QUAND MÊME PLEINEMENT CONSCIENCE QU'IL S'AGIT LÀ D'UN HUMOUR TRÈS DATÉ ET LE PLUS SOUVENT TRÈS LOURDINGUE
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Le Kaiser, pour moi, c'est une grande passion. Dès que je vois un Kaiser dans mes recherches sur Gallica, ça ne manque pas, il faut que je l'ai... Oui bon ça va hein, je ne fais de mal à personne, non plus, chacun ses hobbies.

Le Kaiser c'est le méchant rêvé, une moustache extraordinaire en W... comme Wilhlem, des couvre-chefs étonnants, une raideur toute impériale dans la tenue, de la morgue dans le regard. Bref, le méchant idéal.

Commençons donc ce petit inventaire Kaiseresque :
  • Je vous en parlais déjà dans l'album de Élégance de la Patate sur la page Facebook de Gallica. Le Kaiser c'est avant toutes choses le gars élégant, comme ici, dans le numéro du 2 mars 1902 de la revue Armée et marine :
"Ze n'est bas un Pichon, fous dis-che !"


  • Le Kaiser porte la cape comme personne, comme ici dans le n° du 7 octobre 1900 de la revue Armée et marine 07/10/1900 :
"Zes zatanés Franzais m'ont engore perné, che m'en fais" *se retourne, s'enroule dans sa cape et s'en va dans un grand VROUUUF*


  • Comme tout bon méchant, le Kaiser a tout un tas de séides et d'âmes damnées. On en voit quelques uns, ici, dans le n° de du 05 octobre 1908 de la revue Armée et marine :
Wo ist Willy ?


  • Et là, avec cette photographie du roi George et du Kaiser à Potsdam en 1913 (Agence Roll), on se dit qu'on aurait pu avoir une sacrée bonne équipe de méchants s'ils s'étaient mieux entendus ces deux là :
"ARHARHARH D'es drop gon Cheorches"


  • Le Kaiser ce n'est pas qu'un couvre-chef à base de pigeon qui fiche les miquettes, c'est aussi de la toque avec de la tête de mort brodée dessus (Guillaume II et le duc de Brunswick, Agence Roll, 1914) :
Le Chef des hussards noirs de la mort.
Mais, étonnamment, ça fait moins peur en allemand et écrit en gothique.

  • Dans ce "curieux (sic) instantané  du Kaiser et du roi d'Italie, Agence Roll en 1915", le Kaiser s'essaie sans trop de succès à la mode du chapeau en macaronis trop cuits, il aurait dû rester sur des classiques pigeons-casques-à-pointes-tête-de-mort :
Grand concours international de chapeaux à la con. Le jury sera très exigeant cette année


  • Ahlala, si on avait fait, je sais pas moi, un 0-0, par exemple, le Kronprinz aurait sans doute pu être à la hauteur de son Kaiser de père (Agence Roll, 1918) :
Quoique ayant la méchanceté chevillée au corps, père et fils restent néanmoins un rien frileux



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Le Kaiser est, en lui même, extraordinaire. Du coup, ça fait bien fonctionner la machine à fantasmes quand il s'agit de le représenter... Pour des illustrateurs Français entre 1870 et 1920, du moins.

Un incontournable pour bien représenter le Kaiser :  La Mort, avec la faux et tout le toutim.
Car le Kaiser, c'est le gars qui est vraiment, mais alors vraiment bien pote avec la Mort.

  • Illustration dans le n° du 27 janvier 1895 du Petit parisien supplément illustré :
Le Kaiser n'a pas rangé son champs de bataille et se fait enguirlander par la Mort, son colloc


  • La Mort a pensé à l'annif du Kaiser et sans regarder sur Facebook, c'est dire s'ils se connaissent bien ces deux là. Illustration extraite du Petit journal supplément illustré du 14 février 1915
Comme c'est l'anniversaire du Kaiser, la mort, bon prince, range son champs de bataille pour lui

  • Illustration dans le n° du 23 janvier 1916 du Petit journal supplément illustré :
Mais bon, la Mort en a quand même un peu marre de ranger les champs de bataille du Kaiser, c'est vrai quoi chacun son tour, on a fait un planning c'est pas pour rien





Les illustrateurs aiment bien également représenter les petites misères du Kaiser. Sans doute pour en avoir un peu moins peur.


  • Le Kaiser a, par exemple, des petits problèmes d'insomnie en une du n° du 25 octobre 1914 du Petit journal supplément illustré :
Et si, tout simplement, il fermait sa porte ?


  • Le Kaiser serait également sujet à la mélancolie, comme ici dans une réclame (déjà évoquée ici) pour le dentifrice Dentol, extraite du n° de juin 1915 de La Revue hebdomadaire :
"Che ne sais bas, doute zette histoire de tentifrize me fait touter, zuis-che fraiment zûre t'afoir embrunté la bonne foie ?"

 

Et arrive ce qui doit arriver quand les méchants ne meurent pas à la fin... Ils vieillissent et deviennent des gens ordinaires, des vieux messieurs qui promènent leurs clébards.


  • L'ex-Kaiser Guillaume II et son chien dans le parc de son château à Doorn en Hollande, 1932 (Robert Sennecke Internationaler Illustrations Verlag. Agence photographique)
On a beau dire, mais un berger allemand ne remplacera jamais un pigeon blanc


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Je vous remercie de votre attention depuis maintenant 100 notes, et j'espère vous revoir encore pour les 100 prochaines.





  • Petit cadeau en bonus : du Kaiser vite fait gif